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samedi 15 mars 2014

Réponse de Dominique Frager

Suite au texte infamant posté sur son blog par M. Chaimovitch, nous avions répondu avec la même virulence.

Aujourd'hui, c'est M. Frager qui nous envoie son point de vue sur la polémique ouverte avec son collègue de EELV.

Nous publions donc son courrier intégralement.

Nous rappelons toutefois que M. Chaimovitch persistant et signant, en laissant son texte sur son blog, n'apaise en aucune sorte nos relations avec son groupe.

Réponse de M. Frager

Aux militants de Motivés,

Vous interpellez les membres de EELV à propos de l’article paru sur le blog de P.Chaimovitch.

En ce qui me concerne, je pourrais dire que je suis sur le fond en partie d’accord avec l’analyse faite mais je reste réservé sur la forme, le ton très polémique, voire pamphlétaire. Probablement une réaction de colère.

Votre réponse n’en était d’ailleurs pas exempte. Je pense à vos formules largement exagérées et blessantes : « ou de ses amis des renseignements généraux ? » ; « il fait dangereusement le jeu de l’oligarchie cumularde des potentats locaux » ; « ah, la diplomatie qui sent bon le faux-cul ».
Plus délicat encore et pas populiste pour un sou : « vous avez Mosaïque…un beau journal couleur payé par les contribuables…à qui envoie-t-on la facture ? à EELV ou à la Mairie ? » ; « l’asile psychiatrique nous évitera le peloton d’exécution »…etc
Et puis un moment de lucidité : « mille excuses, le format A5 rend caricaturaux voire mensongers nos arguments ». Un peu risible de s’abriter derrière la question du format…

Mais il convient donc de reprendre la discussion sur des bases plus sereines et fraternelles car nous avons besoin d’échanger des arguments et non des noms d’oiseaux.

Nous avons tous été très en colère à la lecture de votre premier tract où vous expliquez que vous ne donnerez aucune consigne de vote à l’issue du premier tour…Goueta et Sarre c’est donc pareil ?

Je n’entrerais pas ici dans votre querelle biaisée des chiffres sur nos influences respectives. Dans les deux cas, elles sont minoritaires. En 2008 vous avez fait 4% des voix et si on peut comparer ce qui est comparable (élections locales), P.Chaimovitch a fait plus de 11% des voix dans le canton Nord-Ouest en 2011.

Par ailleurs, notre groupe EELV a fait un bilan public de son action : ses limites et ses réussites, et ce bilan d’une vingtaine de page a été publié dans une brochure diffusée sur la Ville. Où est votre bilan ? vos initiatives en tant que Motivés ? et vos réalisations dans les quartiers ces six dernières années ?

Enfin, si nous avons fait alliance, après avoir préparé une liste autonome, avec la vraie gauche, c’est à dire la gauche réellement existante sur Colombes, c’est pour deux raisons qui renvoient à l’analyse concrète d’une situation concrète (chaque commune a ses particularités et ses rapports de forces) : Le rapport gauche écologiste contre les droites est d’abord très juste. Présenter notre liste risquait, à nos yeux de mettre Sarre derrière Goueta au premier tour, ce qui n’était sans doute pas le plus dynamisant pour gagner ensemble au deuxième tour. Notre menace réelle d’en présenter une, aura ensuite permis de « finement négocier » une intégration forte de notre programme de transition écologique sur Colombes et une meilleure représentation de notre groupe pour veiller à l’application de ce programme.

Sur ce point, notre divergence avec vous ne porte pas sur un aspect tactique d’être autonome ou en union au premier tour (38% des listes EELV sont autonomes au premier tour dans les 250 villes de plus de 30 000 habitants). Elle porte sur la nécessité, face aux droites et extrême droite, d’être en union au deuxième tour ou au moins d’appeler clairement contre ces droites. Elle porte aussi sur le fait que notre mouvement est une force constructive de propositions réalistes et nouvelles, et que nous ne sommes pas engagés pour nous contenter de témoigner.
Cette question des alliances ou au minimum du soutien sans participation est donc ce qui nous divise vous et nous, Motivés et EELV.

Quant au deuxième tract que vous avez diffusé, il nous a également mis en colère, notre ami Patrick et EELV Colombes : non, Goueta ou Sarre ce n’est pas pareil ! Et je vais vous rappeler pourquoi.

Sur l’aménagement urbain, Patrick a dit l’essentiel dans sa réponse, permettez-moi néanmoins d’en rajouter.

« Est-ce cela un écoquartier ? » demandez-vous.

Je vous rappelle que les terrains de la Marine ont fait l’objet de plusieurs projets avortés ces 20 dernières années. Ils sont aujourd’hui reconvertis en morceau de ville durable, avec des bâtiments à haute exigence environnementale, utilisant des matériaux renouvelables et récupérant les eaux fluviales, avec une chaufferie biomasse raccordant une partie des logements sociaux des Canibouts, 10 000m2 d’espaces verts en pleine terre dont un square de 4000m2, une médiathèque de 1100m2 et un groupe scolaire en énergie positive, 250m2 pour les professions médicales, …Ce sont 500 logements dont 20% de logements sociaux, 1200 habitants, de nombreux emplois. A cela s’ajoute la rénovation des Places Aragon et Victor Basch, certes non terminée d’où les « hideux filets », mais qui va participer à la reconfiguration complète de ce nouveau quartier.

 Pourtant, vous l’affirmez dans votre deuxième tract : droite-gauche, c’est pareil en matière d’urbanisme… Demi-mensonges, demi-vérités ou déni de réalité de votre part donc…

« Modeste » sans doute mais allons-nous dans la bonne direction ?

Sur le logement, contrairement à ce que vous affirmez, nous n’avons jamais écrit que Colombes Habitat Public produirait 150 logements sociaux par an, mais qu’il s’agissait d’un objectif de la Ville. En 2008, après 7 années de Goueta, CHP ne pouvait ni financièrement ni en termes d’équipes humaines et logistiques, reconstruire très vite sauf à se mettre dans le rouge budgétairement.

Mais au total, dans notre mandature, il y a eu 622 nouveaux logements sociaux sur la ville depuis 2008 soit une moyenne de 104 par an. 269 sont des logements sociaux neufs et 353 le sont devenus après acquisition par un bailleur social autre que CHP, et réhabilitation avec l’aide de la Ville. Des quotats de logements sociaux ont également été imposés aux promoteurs privés (20 à 25%).

Il faut ajouter à cette politique de gauche sur le logement d’autres éléments :
-       1148 logements sociaux ont été rénovés avec un investissement de 116 millions d’euros
-       2 opérations du PACT ont permis la rénovation de 2172 logements privés dont plus d’une centaine étaient des logements indignes
-       enfin, la hausse des loyers dans le parc social a été limité à 1% en moyenne par an, c’est inférieur à l’inflation et à la revalorisation de l’APL donc du pouvoir d’achat.





Nous avons également modifié d’une façon significative les projets de la municipalité Goueta ainsi que l’Ile Marante où nous avons bâti 150 logements au lieu de 100, avec une deuxième tranche plus écologique (normes BBC, biodiversité, jardin humide).

En 2014, une centaine de logements sociaux vont être livrés rue d’Epinay et la construction reprend à CHP, qui a par ailleurs lancé un solide contrat de performance énergétique pour 7000 logements, permettant la réduction de 18% de la consommation d’énergie et d’au moins 17% la facture pour les locataires.

Les investissements sous Goueta étaient à Colombes en 2008 de 8 millions. 26 millions d’investissements ont été réalisés en 2013, 34 millions sont prévus en 2014 !

Faute d’être suffisante, cette direction est la bonne, et non, Goueta ou Sarre ce n’est pas pareil !

Puisque vous aimez lire les comptes-rendus analytiques, lisez les tous et reportez vous donc au rapport de Mme Monge au Conseil municipal sur ces questions.

Pointer des insuffisances et émettre des critiques légitimes est une chose, dire n’importe quoi en est une autre…contrairement à ce que vous écrivez dans votre deuxième tract dans le paragraphe sur le logement, il ne s’agit pas de la même politique de droite.

De même que nos constructions ne sont pas les mêmes que dans les années 60-90 et peu comparables. Elles sont désormais plus écologiques (respect du BBC et bientôt habitat passif).

Sur la santé, vous demandez « quels services vont à nouveau disparaître à Louis Mourier ». A cette question précise, notre réponse le sera tout autant : aucun ! Au contraire, un nouveau service psychiatrique de jour va être créé, avec du nouveau personnel pour s’occuper des adolescents.

Notre groupe ne fait plus partie du Comité de défense qui a eu son utilité après la fermeture il y a trois ans, de la médecine nucléaire. Aujourd’hui, il n’y a plus de menace majeure sur cet hôpital et nous vous mettons au défi de nous prouver le contraire, faits et chiffres à l’appui !

La défense du service public n’est heureusement pas votre monopole et nous ne sommes pas plus socio-libéraux que vous après nos critiques du CICE ou du pacte de responsabilité actuel.
Mme Duflot l’a même dit dans un interview récent du journal Le Monde, proposant un plan de relance d’investissements pour l’emploi et l’activité grâce à la Transition écologique.
Mais revenons à Colombes.

Toujours sur la santé, nous avons bien fait le choix de moderniser le CMS en réalisant de nombreux investissements : nouvel échographe, 2 nouveaux fauteuils dentaires, numérisation de la radiologie générale et dentaire, création d’un espace santé pour les jeunes avec du personnel spécialisé.

Mais c’est vrai, nous n’avons pas retenu la création d’un nouveau CMS aux Fossés-Jean en raison de son coût de fonctionnement et du budget de la Ville.

Sommes nous pour autant indifférents à la situation de ce quartier ? non. Nous avons prévu, avenue Stalingrad, l’aide à l’installation de jeunes médecins et de professions médicales sur 250m2.

De son côté, Mme Goueta voulait fermer le CMS existant de Colombes…

Sur la sécurité, nous sommes effectivement minoritaires, ce qui ne nous a pas permis de développer notre programme EELV dans son intégralité. Mais nous avons obtenu un moratoire sur le volume de la vidéosurveillance, et ce ne sont que deux caméras en plus qui ont été installées. La droite, elle, prône le doublement de ce volume…

Sur le Grand Paris, les jeux ne sont pas faits et EELV Colombes continue de se battre sur ce sujet. Je vous renvoies à l’excellent article de Patrick Chaimovitch, repris dans l’Observateur et en ligne sur son blog.
Mais il est vrai que sur ce point nous sommes en divergence avec vous puisque nous soutenons les intercommunalités et sommes partisans de la suppression progressive des départements.

Quant aux rythmes scolaires, M.Sarre a parfaitement répondu à la question orale de Mme Chambeau-Soudais, qui était également la vôtre, je vous invite à vous reporter au compte-rendu du Conseil municipal, nous n’avons rien à rajouter à cette réponse.

Gauche et droite non, ce n’est pas pareil, et je pourrais continuer ainsi, comme je l’ai fait sur la politique culturelle pour répondre à M.Trupin.


Chers militants de Motivés, vous avez le droit aux critiques légitimes, nous mêmes restons lucides, sur nos manques, nos insuffisances, mais ma question se résume à celle-ci : au 2eme tour, sortez de l’ambiguïté et empêchez le retour des droites, soyez clairs, votez contre ce retour. Et d’ici là, soyez plus propositionnels qu’hyper critiques, comme nous, faites avancer Colombes.

mercredi 26 juin 2013

« Tout un monde », un lieu unique à Colombes


Cet espace associatif original vient d’ouvrir à la gare du Stade, place Facel Vega, à côté de la pharmacie. Il s’agit d’un salon de thé où on peut lire, s’offrir des livres et, pendant ce temps, faire sa lessive ! Voilà qui est nouveau !

Inventaire
• 4 machines à laver (8 et 14 kilos), 2 sèche-linge (8 et 14 kilos)
• Un grand choix de livres d’occasion à petits prix (échange gratuit de livres pour les 15-20 ans), journaux à disposition
• Thés, cafés et jus de fruits du monde (bio et issus du commerce équitable), jus de fruits pressés et petits gâteaux.

Horaires de la laverie-bouquinerie-salon de thé
• du mercredi au dimanche, de 14 h 30 à 19 h 30
• ouvert aussi le samedi matin, de 10 h à 12 h 30
• ouvert tout l’été.

Autres activités
• Permanence écrivain public bénévole : le samedi matin de 10 h à 12 h 30 (à partir du 6 juillet)
• Cours de français oral et écrit (Français Langue Etrangère) : le mardi de 18 h 30 à 20 h (à partir du 2 juillet) et le jeudi de 19 h 30 à 21 h (à partir du 12 septembre)
• Soirées thématiques et débats
• Randonnées mensuelles...

Contact

mardi 21 mai 2013

Gestion de l’eau dans la presqu’ile de Gennevilliers : on prend les mêmes et on recommence !

Le contrat de délégation de service public de gestion de l’eau est en voie d’être reconduit dans l’indifférence générale*.
Fondé en 1933, le Syndicat des eaux de la presqu’ile de Gennevilliers (SEPG), alimente en eau les habitants des villes d’Asnières, Bois-Colombes, Colombes, Courbevoie, Gennevilliers, La Garenne-Colombes, Nanterre, Suresnes et Villeneuve-la-Garenne, soit une population totale de 540 000 habitants, et contribue à l’alimentation des habitants de Rueil-Malmaison. Il a délégué la gestion du service public de distribution d’eau et d’entretien de son réseau des eaux usées à la société Eau et Force, filiale de Lyonnaise des Eaux-Suez, un contrat qui s’achève le 1er janvier 2015.
Le prix de l’eau y est supérieur à la moyenne francilienne de 4 euros le mètre cube. L’UFC-Que Choisir avait évalué la marge bénéficiaire d’Eau et Force sur ce contrat à 55%. Et pourtant ce contrat va dans quelques semaines être reconduit aux mêmes conditions dans l’indifférence générale, Une défaite en rase campagne pour la gauche qui n’aura même pas fait semblant de se mobiliser pour changer les choses.
Le SEPG est le troisième contrat privé français après le SEDIF (Syndicat des Eaux d'Île de France) et Marseille ! Il est administré par un Comité d’Administration comprenant 25 délégués désignés par les conseils municipaux des 10 communes adhérentes.
Que font Colombes, Gennevilliers, Nanterre, municipalités de gauche pour remédier à cette gestion anormale ? Peu de choses pour ne pas contrarier le processus la reconduction de ce contrat de DSP. Pourquoi ces contrats sont-ils reconduits de manière confidentielle, alors que la démocratie élémentaire suppose une information et mieux encore une consultation des concernées, c’est-à-dire les citoyens et néanmoins contribuables ?
Les citoyens, relevant du SEPG, sont en droit d’exiger a minima une campagne d’information sur la question, afin d’en être éclairés sur ses enjeux à l’échelle communale, intercommunale et parisien, car nul doute que les réponses sont à apporter à ces différents niveaux.

*  Voir article de Marc Laimé 

vendredi 3 mai 2013


Le PCF membre du Front de Gauche distribue un tract en vue des municipales.

« Rassembler largement pour une ville pour tous »

Mais pas un mot sur le type de rassemblement. Rassemblement des communistes autour d’un candidat PCF ? Rassemblement des sympathisants Front de Gauche derrière un candidat FG, mais choisi comment ? Ou rassemblement à la remorque du PS comme la dernière fois ? Attendons de savoir ce que Pierre Laurent aura décidé pour ses troupes



Faut qu’on…

Dans le même tract, un chapelet de vœux pieux comme plus personne n’ose le faire. 
Pour l’ANRU : « Tout doit donc être mis en œuvre pour réussir cette rénovation urbaine. » Qui dira le contraire, mais encore ?
Pour une « politique sportive ambitieuse* » : « Nous devons en outre avoir la volonté de faire aboutir la réalisation d’un projet innovant pour le site du stade Yves du Manoir ». Nous sommes tous d’accord, et c’est quoi le projet ?
 
(*Dans le tract les mots ambition, ambitieux et ambitieuses reviennent souvent, mais sans plus.)

Y a qu’à…

Encore dans le même tract, le PC vante la construction de logements sous les mandats de Frelaut. Ce qui est à son honneur, tout le monde le reconnaît. Mais de là à qualifier la ville de Colombes « d’harmonieuse », c’est quand même pousser le bouchon un peu loin. Fossés-Jean, Europe, Ile Marante, Grèves, etc. sont loin d’être un modèle d’urbanisme riant !
  


Et aussi…

Toujours dans le même tract. Un petit historique qui compare les mandats de Frelaut, Gouéta et Sarre. Hagiographie, boulets rouges, puis renaissance. Il manque un petit chapitre sur la sécurité qui nous aiderait à comprendre pourquoi les élus PC ont voté contre la vidéosurveillance proposée par Gouéta et pour la vidéosurveillance confirmée par Sarre.

Est-ce parce qu’elle s’appelle maintenant vidéoprotection ? Et si on l’appelle vidéotranquillité comme l’a osé Dominique Lefebvre, maire de Cergy-Pontoise, est-ce qu’ils voteraient pour des caméras en plus ?
  


Droits de l’Homme et loi du marché.


C’était assez important pour que Philippe Sarre le souligne dans son blog  en novembre : 

"Colombes engagée pour l'abolition universelle de la peine de mort"

C'est vrai qu'il a fallu attendre 1981, un président socialiste François Mitterrand, l'obstination courageuse de Robert Badinter pour la voir abolie en France.

Qu'un maire socialiste oeuvre pour son abolition universelle ne peut que nous réjouir et mérite nos encouragements.

Dommage que Philippe Sarre n’ait pas accompagné François Hollande  à Pékin, ça aurait fait un sujet de conversation avec les autorités chinoises qui viennent de renouer avec la retransmission télé des exécutions capitales.

Mais bon, à chaque jour sa peine ! 

Et en Chine, c'est même trois peines de mort chaque jour qui sont exécutée...

Tous avec Gouéta !


 C’est ce que proclame Nicole sur les murs de la ville. Mais qui sont ces Tous ? Il y en a au moins un qu’on connaît bien : Denis Butaye. Ouf, il s'est casé ! 

On l’a vu pendant cinq ans coller ses portraits géants et solitaires pour exister dans le désert. Enfin, il peut retourner dans le giron d’une équipe qui a fait ses preuves dans la gestion démocratique de la Cité
Le pauvre Denis, qui, pour se donner une singularité dans l’éclatement de la droite après le parachutage douloureux de Rama Yade, distribuait des tracts dont la prose semblait toute droit sortie d’une réunion du Front National après un apéro soigné.

- N’hésitant pas à amalgamer, à la suite des titres « grave » et « dangereux », les commerces musulmans, les hommes barbus, les femmes voilées, et...  les pâtisseries orientales.

- N’hésitant pas à affirmer que les menus « hallal » n’allaient pas tarder à apparaître dans les cantines scolaires.

- N’hésitant pas à proposer des quotas d'étrangers (lesquels ?) dans les quartiers. « Quand y en a un ça va » disait Hortefeux.

- Enchaînant à la page suivante sur la drogue et les bandes pour prôner des milices armées dans les cités!

- Et finssant par la suppression des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire.

Si Nicole Gouéta est élue, Denis Butaye sera t’il adjoint à la Sécurité, aux Affaires Scolaires ou à l’Amitié entre les peuples ?

Tous avec Gouéta, ce n’est pas forcément un bon choix. Nicole, il vaut mieux choisir la qualité à la quantité. Tous ne veut pas dire, Tout et n’importe quoi !

La signification des couleurs



Laurent Trupin est aussi de retour pour les municipales. 

Il avait une écharpe orange il y a six ans, elle est bleue cette année. 

Que veut dire ce revirement chromatique ????

Au Centre, ce ne sont jamais des vestes qu'on retourne, ce sont des écharpes qu'on change.  

jeudi 18 avril 2013

Une république bananière, 92

Le département a, c’est vrai, la forme d’une petite banane à l’Ouest de Paris. Est-ce pour cette raison que Médiapart intitule son article « Une république bananière »  concernant le livre de Jean-Paul Philippe, ancien commandant de police spécialisé dans la lutte contre la “délinquance en col blanc”, et Noël Pons, ancien agent du fisc détaché au Service central de prévention de la corruption ? Ou parce que le livre parle de Pasqua, Schuler, Balkany et consorts ? Lisez donc l’article qui donne envie de lire le livre. Voir le lien

vendredi 12 avril 2013

Eau et assainissement à Colombes : les avantages de la régie publique

La Ville de Colombes a confié, par délégation de service public, la gestion de l’eau et de l’assainissement à Eau et Force, filiale de la Lyonnaise des Eaux. Cette délégation arrive à échéance en 2015. Si la Ville  veut gérer ses services en régie publique, c’est le moment de se manifester.
En effet, de nombreuses villes et agglomérations parisiennes ont déjà fait ce choix : la Ville de Paris et la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne notamment. Que compte faire la majorité municipalité actuelle, si elle est réélue ? Nous savons qu’une gestion directe est plus économique et plus respectueuse de l’environnement. Donc plus avantageuse pour les Colombiens. Eau et Force fait des bénéfices très importants, lesquels sont dûs, en partie, aux délégations de service public.
La gestion publique fera baisser le prix de l’eau. De plus, une gestion directe permettrait de bénéficier de subventions de la part de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. Colombes est une des rares villes de l’agglomération parisienne à ne pas en bénéficier, pour des raisons inconnues. Les Colombiens pourraient aussi en profiter pour rénover leur réseau d’assainissement et, plus largement, limiter les atteintes à l’environnement en réduisant la pollution des eaux usées.

Le Conseil Général du 92 nul en Histoire de France

Le  17 octobre 1961, la police du préfet Papon massacre des centaines d’Algériens manifestant pacifiquement. Cette date est régulièrement commémorée au pont de Bezons par de nombreuses organisations, dont la nôtre. Le maire Philippe Sarre décide de déposer une plaque à l’entrée du pont. Le Conseil général, propriétaire du parc Lagravère, refuse la pose de la plaque. Aussi, à chaque 17 octobre la plaque est-elle apportée et… remportée
 !
De septembre à décembre 1939, le stade de Colombes sert de lieu de détention pour les Autrichiens et les Allemands résidant en France, ceux qui avaient fui leur pays pour sauver leur vie menacée par les nazis. La municipalité, sollicitée par le Comité pour la mémoire d’Auschwitz, décide d’apposer une plaque rappelant que « 20 000 Allemands et Autrichiens réfugiés en France et ayant fui le régime nazi parce qu’antifascistes, intellectuels ou juifs » ont transité par notre stade. La plaque, également refusée par le Conseil général, sera finalement installée dans un massif de fleurs planté par la Ville !
Pourquoi ces deux refus successifs ? Pourquoi occulter ou nier ces événements ? Pourquoi cette réécriture, cette révision de notre histoire ?

Expulsion de familles « délinquantes » : débattons sérieusement !

Sur son blog, Philippe Sarre,  maire de Colombes, soutient « les expulsions des logements sociaux de familles délinquantes ». Puisqu’un « débat semble se faire jour », ouvrons-le, même si M. Sarre juge que « la question ne doit même pas être posée ».

D’abord qu’appelle-t-on « une famille délinquante » ? Une famille dont tous les membres le sont ou seulement certains ? La distinction n’est pas mince, car en droit pénal chacun n’est responsable que de lui-même et ce, depuis la Révolution Française. La seconde guerre mondiale a brutalement rappelé ce que les sanctions collectives entraînent d’horreur et d’iniquité.

Quelle réponse à la délinquance, expulsion ou sanction pénale ? Les expulser où d’abord ? dans d’autres communes, d’autres quartiers ? Alors que les sanctions pénales existent. Pour donner un exemple véridique : quand à Colombes, un délinquant de 16 ans offrait à sa mère manteau de fourrure et vacances à Saint Domingue tout en étant déscolarisé, la réponse n’est pas tant l’expulsion que la sanction pénale.
Au demeurant se pose la question de l’argumentation juridique de l’expulsion locative. La seule base est le « trouble de jouissance », notion qui selon la loi du 6 juillet 1989 impose aux locataires « d’user paisiblement des locaux suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de location ». Ce qui, concrètement, n’a rien à voir avec la gravité des faits. Un tapage nocturne est un trouble de jouissance, alors qu’un trafic de drogue peut n’occasionner aucun trouble de voisinage. Encore une fois, la solution pénale est la plus pertinente. Elle permet même, par le contrôle judiciaire ou le sursis avec mise à l’épreuve, d’interdire pénalement à quelqu’un de se rendre dans un endroit donné.

Enfin, et c’est là l’essentiel, qu’en est-il des réponses éducatives et préventives ? La première d’entre elles est la politique du logement et de la ville. Certaines familles parquées dans des quartiers sensibles aimeraient déménager – sans contrainte – afin d’éviter les fréquentations nocives. Le peuvent-elles, ou doivent-elles attendre l’expulsion de leurs voisins ? Tous les outils de prévention primaire – et la prévention spécialisée – ont été détruits par les gouvernements précédents. Seront-ils revalorisés par le nouveau ou verra-t-on la démagogie sécuritaire continuer à fleurir dans les blogs de ses propres élus  ?

S’en prendre aux causes avant d’agir sur les effets c’est probablement cela aussi être de gauche... Alors oui, ouvrons le débat sur ce qu’est réellement la prévention. Les élections municipales vont permettre d’aborder ce sujet sensible.