dimanche 20 octobre 2013
Le PS et les Roms
Ils nous avaient promis de s'attaquer aux géants de la finance internationale, ils s'en prennent aux laissés pour compte de l'Europe.
Ils s'affichaient avec des postures de libérateurs et se révèlent n'avoir que l'envergure de garde-chiourme.
samedi 19 octobre 2013
France : La chasse des chibanis reprend à Asnières
Depuis
quatre mois, les chibanis d’Asnières n’avaient plus reçu leurs pensions de
retraites.
Et pour
cause ! Ils seraient considérés par l’administration comme étant des
fraudeurs. L’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) est
montée au créneau et après des manifestations, certains ont pu obtenir gain de
cause. Mais une partie subit encore « l’injustice », estime l’ONG qui
entend saisir les tribunaux.
C’est un profond
sentiment de colère et de frustration qui anime, en ce moment, les vieux
retraités magrébins résidant dans les foyers Adoma d’Asnières. Au nombre de 70,
ils ne recevaient plus leur retraites depuis juin 2013 et selon les membres de
l’ATMF, on ne leur a jamais donné les raisons.
Sur la base d'un rapport erroné
Sur la base d'un rapport erroné
Tout serait
parti d’un contrôle effectué par une agente de la Caisse nationale d’assurance
vieillesse (CNAV) au foyer Adoma d’Asnières, selon les membres de l’ATMF. «
Elle venait vérifier l’adresse d’un chibani. Mais elle n’a pas pu la trouver,
car ne connaissant pas le foyer [la manière dont il est organisé, ndlr]. Elle
en a déduit que l’adresse n’existait pas. Du coup, la CNAV a supprimé la
pension de tous ceux qui résidaient à cette adresse », explique à Yabiladi l'un
d'eux, Ali Habchi.
D’après lui, ce problème révèle de la « suspicion permanente » dans laquelle les institutions françaises travaillent avec les chibanis. « Ils sont toujours suspectés de ne pas être ce qu'ils disent, de ne pas habiter à l'adresse qu'ils déclarent, ...», explique M. Habchi d'un air outré. « Normalement dans ce genre de cas, il y a d’abord envoi d’un courrier, puis ouverture d’une enquête et après, on décide. Mais dans le cas présent, la décision a été prise sans aucune enquête préalable » dénonce-t-il. Les membres de l’ATMF sont encore plus offusqués par le fait que « la majorité des personnes concernée par la suspension ont une pension exportable ».
D’après lui, ce problème révèle de la « suspicion permanente » dans laquelle les institutions françaises travaillent avec les chibanis. « Ils sont toujours suspectés de ne pas être ce qu'ils disent, de ne pas habiter à l'adresse qu'ils déclarent, ...», explique M. Habchi d'un air outré. « Normalement dans ce genre de cas, il y a d’abord envoi d’un courrier, puis ouverture d’une enquête et après, on décide. Mais dans le cas présent, la décision a été prise sans aucune enquête préalable » dénonce-t-il. Les membres de l’ATMF sont encore plus offusqués par le fait que « la majorité des personnes concernée par la suspension ont une pension exportable ».
La pression
a payé… en partie
Jeudi 5
octobre, certains chibanis, accompagnés de quelques membres de l’ATMF, ont
occupé les locaux de la CNAV à Asnières, en signe de protestation. Finalement,
ils ont été reçus par la directrice qui, après avoir contacté ses supérieurs
hiérarchiques et les élus de la ville, a réglé le cas d’une trentaine de
retraités. « Certains ont déjà récupéré leur argent », nous signale Abdallah
Moubine, président de l’ATMF Gennevilliers.
La procédure
serait en cours pour les autres, mais la pension est supprimée pour près de
quatorze chibanis qui bénéficiaient de l’ASPA (Allocation de solidarité aux
personnes âgées). Comme l’explique M. Moubine, Après six mois et un jour de
résidence à l’étranger, le chibani ne peut plus recevoir l’ASPA. « Mais pour
décider de cela, ils vérifient les passeports au préalable. Ce qu’ils n’ont pas
fait », relève-t-il.
Action en justice envisagée
Action en justice envisagée
Au moment où
l’agente de la CNAV effectuait sa visite pour le cas d’un chibani, la plupart
des habitants du foyer étaient en séjour au Maroc pour les uns et en Algérie
pour les autres. Mais selon l’ATMF, il n’y a eu « aucune vérification » avant
la prise de décision. « Ces gens ont participé à la construction de ce pays.
Ils y ont laissé leur santé. Mais à la fin de leur vie, ils sont encore traités
comme des voleurs », regrette Abdallah Moubine.
Ce
responsable associatif rappelle au passage que dans le cadre de la mission
parlementaire de juillet 2013, « le directeur de la CNAV, M. Mayer, avait
dit que ses services ferraient le maximum pour faciliter le quotidien des
chibanis. Mais c’est tout le contraire qui se passe actuellement ». C'est
donc une sorte de retour en arrière, puisque ce type de faits a été le
quotidien des chibanis pendant de nombreuses années. L’Association étudie la
possibilité de mener une action en justice, très prochainement, si les droits
de ces chibanis ne sont pas rétablis.
Voir
également, le rapport parlementaire auquel a participé Christophe Dadouche proposant
82 mesures de réforme favorables à ces chibanis et qui montre le décalage entre
les annonces et la réalité : http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1214.asp.
Colombes : des employés sauvent leur entreprise de la liquidation judiciaire
Une Scop
pour dire stop ! Une cinquantaine de salariés ont payé de leur poche pour
transformer leur entreprise de reprographie en coopérative.
- Par Isabelle Audin, France 3 Île de France
- Publié le 30/09/2013 | 12:37, mis à jour le 30/09/2013 | 19:02
La société
Reprotechnique, située à Colombes dans les Hauts-de-Seine, spécialisée en
reprographie a été sauvée de justesse par ses employés en juillet dernier.
Une cinquantaine de salariés ont pris le risque d'investir leur argent personnel dans leur entreprise menacée de fermeture, et devenue désormais une société coopérative et participative (Scop), et ont ainsi sauvé leur emploi.
Une cinquantaine de salariés ont pris le risque d'investir leur argent personnel dans leur entreprise menacée de fermeture, et devenue désormais une société coopérative et participative (Scop), et ont ainsi sauvé leur emploi.
Ils ont
apporté au total 300 000 €, à raison d'une participation d'un minimum de 500 €
chacun.
Une belle aventure, qui a permis à Reprotechnique, créée en 1963, de continuer à vivre malgré son placement judiciaire.
Une belle aventure, qui a permis à Reprotechnique, créée en 1963, de continuer à vivre malgré son placement judiciaire.
C'est au
tribunal que certains salariés ont eu l'idée de se renseigner sur les Scop.
L'un d'eux a appelé l'union régionale des Scop et le sauvetage était en route.
Une route longue et fastidieuse. Il a fallu fédérer les pour et les contre,
convaincre les organismes de financements.
Le directeur, Olivier Crus, s'est même muni d'une quarantaine de lettres de soutien au tribunal lors de l'offre de reprise en mai.
Le directeur, Olivier Crus, s'est même muni d'une quarantaine de lettres de soutien au tribunal lors de l'offre de reprise en mai.
De plus, la
préfecture a décidé le versement de 170 000 € issus d'une "convention de
revitalisation" pour appuyer le projet. Une première dans le département
concernant une Scop.
La société de reprographie, mettant toutes les chances de son côté, s'est aussi inscrite à une bourse offerte par le Conseil Général du 92, dédiée à l'Economie Sociale et Solidaire. Un appel aux projets qui permet un coup de pouce de 80 000 €. L'entreprise vient d'être pré-sélectionnée : réponse en novembre.
Un reportage de Geneviève Faure avec Pascal Tribo
La société de reprographie, mettant toutes les chances de son côté, s'est aussi inscrite à une bourse offerte par le Conseil Général du 92, dédiée à l'Economie Sociale et Solidaire. Un appel aux projets qui permet un coup de pouce de 80 000 €. L'entreprise vient d'être pré-sélectionnée : réponse en novembre.
Un reportage de Geneviève Faure avec Pascal Tribo
vendredi 4 octobre 2013
François Hollande sergent recruteur !
À propos de
la Syrie, la France confirme sa position interventionniste et guerrière sur la
scène internationale. Sa première place à la tête des va-t-en guerre
pourrait surprendre. Pourtant les socialistes ont un lourd passif dans ce
domaine où ils n’ont rien à envier à la droite. Toujours la nostalgie des
colonies et des canonnières ! Pourtant les positions françaises trouvent
vite leurs limites dans le contexte actuel. Nous n’avons plus les moyens de nos
ambitions, d’autres pays prennent notre place il serait temps de s’en
apercevoir. Monsieur Hollande n’a même pas été invité aux
pourparlers de Genève entre Russes et Américains sur les armes
chimiques en Syrie. De plus les échecs successifs, des différentes interventions
militaires ces dernières années dans de nombreuses régions, ont plutôt
contribué à accentuer les problèmes.
On doit
mettre fin à l’oppression et aux exactions de Bachar el Assad contre son propre
peuple. Mais tous les moyens ne sont pas bons. La voie de la négociation
politique avec tous les acteurs déterminants, même si elle parait plus
difficile, semble la seule solution.
Quant à l’ONU, il est heureux qu’elle revienne
au-devant de la scène. Mais de quelle autorité peut- elle se prévaloir au Moyen
Orient, si elle est incapable d’y faire appliquer depuis des décennies les
résolutions du Conseil de sécurité concernant la Palestine, ni de faire
respecter l’intégrité territoriale des Etats. Le retour de l’ONU permettra de
mieux s’orienter vers la solution de la question syrienne, mais il ne faut pas
qu’elle s’arrête en si bon chemin.
mercredi 25 septembre 2013
« Métropole du Grand Paris », le retour au centralisme technocratique
En
juillet dernier, dans l’indifférence générale et l’ignorance volontairement
entretenue des citoyens franciliens, l’Assemblée nationale a adopté en première
lecture, la loi créant la « Métropole de Paris ». Les débats parlementaires
vont se poursuivre. En octobre, ce projet de loi doit passer en seconde lecture
au Sénat, puis revenir sur le bureau de l’Assemblée nationale pour son adoption
définitive.
Si
cette loi est adoptée en l’état, cela ne sera ni plus ni moins qu’un retour à
la centralisation et donc un déni de démocratie.
La nouvelle superstructure, dénommée « Métropole du Grand Paris », regrouperait, dès le 1er
janvier 2016, 123 communes appartenant aux trois départements de la petite
couronne parisienne, dont celui des Hauts-de-Seine, plus Paris, comprenant
ainsi plus de 6 millions d’habitants. Elle sera dotée de compétences étendues
notamment dans les domaines du logement, de l’aménagement et de
l’environnement.
Ce
projet de loi créant les métropoles pose de nombreux problèmes, concernant
précisément celle du « Grand Paris », liés à la démocratie et à la
bonne utilisation des moyens publics. Il est à l’opposé du processus de
décentralisation engagée en France depuis 1982. Il fait complétement fi de la
démarche engagée depuis plusieurs années par une très grande majorité d’élus
locaux d’Île-de-France, de toutes tendances politiques, au sein de « Paris
Métropole », pour construire des coopérations intercommunales, des projets
d’intérêt commun, utiles aux habitants, et tenant compte des dynamiques de
développement de chaque territoire.
Vu
l’importance du sujet, ce projet aurait nécessité une concertation avec les
élus locaux et au moins une consultation, même sous une forme minimale, des
Franciliens. Or rien de cela n’a été fait.
Au contraire,
le projet de loi, soutenu par une quarantaine de parlementaires franciliens,
avec à leur tête notre député, Alexis Bachelay, a été examiné dans l’urgence.
C’est en quelque sorte le retour à d’anciennes pratiques où le citoyen est tenu
pour quantité négligeable.
Alors
que le vent de la décentralisation souffle sur le monde, nous voilà revenus des
décennies en arrière. Aussi séduisant soit-il sur le plan technique, faute
d’association des Franciliens, la réalisation de ce projet sera entachée d’illégitimité
politique. Et, dans ce cas, effectivement « le changement c’est maintenant ». Mais dans le mauvais
sens !
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