mercredi 4 mars 2015

Saint François Longchamp : rien ne bouge !




En novembre 2014 (courrier ci-dessous), nous avions demandé par lettre recommandée un rendez-vous à madame le maire pour prendre connaissance des décisions qu’elle avait prises afin d’arrêter le gâchis financier et social du Centre de vacances de Saint François Longchamp. Cela fait donc plus de trois mois que nous attendons encore sa réponse. Cela confirme hélas l’opinion que nous avions d’elle... La concertation avec les habitants n’est malheureusement pas son point fort. La démocratie participative et l’administration d’une ville en association avec ses citoyens demanderont encore beaucoup d’efforts à nos élu-e-s.







MOTIVE-E-S POUR COLOMBES

100 rue Saint-Denis

92700 COLOMBES                                                                                                                                                                    

                                                                                                                                                                            

Madame Nicole GOUETA 

Maire de Colombes

Conseiller général des Hauts-de-Seine

Hôtel de Ville

92701 COLOMBES CEDEX                  
                                                                                                             
Colombes, le 19 novembre 2014                                  



OBJET : Demande de rendez-vous/Saint-François Longchamp

Courrier recommandé avec A.R.                                   

Madame le Maire,
Après avoir constaté de visu l’état du centre de vacances municipal de Saint-François Longchamp, nous avons interpellé début juillet de cette année les élus de notre ville.
A cet effet, nous avions réalisé un document recto verso présentant des photos de l’état des lieux. Ce même document a été distribué à plusieurs centaines de Colombiennes et Colombiens de toutes générations : outre la surprise et la déception suscitées par la situation, nous avons relevé l’attachement quasi affectif à ce lieu, ressenti par celles et ceux qui, enfants, y ont passé un ou plusieurs séjours, sentiment partagé par les parents et grands-parents.
Une réponse à leurs interrogations nous paraît légitime. Nous ne méconnaissons pas la complexité de ce type de dossier,  mais  estimons que le gâchis financier et social ne devrait pas être prolongé, surtout dans le contexte général qu’affrontent les collectivités territoriales.
C’est dans la perspective de pouvoir informer nos concitoyen-ne-s que nous avons l’honneur de solliciter un rendez-vous, afin de recueillir auprès de vous les informations sur les démarches envisagées par la Municipalité.
Nous vous prions d’agréer, Madame le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux.


Pour l'association,
Martine CHARLOT



mercredi 12 novembre 2014

Réforme des rythmes scolaires, état des lieux à Colombes



Un ministre a voulu graver son nom dans le marbre, un président a fait passer un texte en force : la réforme Peillon était née !
A Colombes, pour la mise en œuvre des TAP (Temps d'Activités Périscolaires), l’ancienne majorité avait retenu 3/4 d'heure chaque lundi, mardi, jeudi et vendredi, la 5ème matinée concernait le mercredi, et non le samedi, comme souhaité par 75 à 100% des familles consultées et 53% des Professeur(e)s des écoles sur l'ensemble des 38 écoles primaires.
Avec l’arrivée de la nouvelle majorité municipale, madame Nicole GOUETA s'empare du dossier de l'organisation de ces TAP. Premier constat : rien n'a été budgété par son prédécesseur concernant ces TAP. Opposée à cette réforme, elle dépose un recours au tribunal et puis se saisit de l'assouplissement introduit par Benoît Hamon, afin de regrouper ces 4 fois 3/4 d'heure en un seul après-midi de 3 heures. Cette décision est appuyée par la majorité des 38 Conseils d'Ecole. L'IEN (Inspection de l'Education Nationale) opte pour celui du vendredi.
Dès la rentrée 2014/2015, les animateurs communaux déposent un préavis de grève reconductible et illimité. De fait, dès le 5 septembre, les écoles ferment à 12h à l'issue des cours et les familles doivent se débrouiller pour récupérer leurs enfants à ce moment-là. Le 12 septembre, le même scénario se reproduit. Ce n'est que le 19 septembre qu'un service minimum est mis en place. La situation est grave : les TAP sont réalisés dans des conditions impensables : manque de matériel, d'espace d'accueil, d'animateurs spécialisés ou non (certains élus s'étant même rendus dans des écoles pour suppléer à ces personnels).
Bref, cette réforme non pensée en adéquation des réalités de terrain :
-  n'allège nullement la journée des enfants, présents pour certains de 7h 45 à 18h 30 à l'école ;
-  les activités gratuites et de qualité annoncées sont inexistantes ;
-  le personnel d'animation, en sous-effectif flagrant, ne peut pas assurer le niveau de service requis ;
-  les familles doivent s'orienter dans l'urgence vers des modes de garde onéreux afin que leurs enfants soient pris en charge les vendredis après-midi ;
-  les associations diverses doivent revoir leurs organisations de fonctionnement afin d'absorber l'onde de choc de cette réforme.
Une fois de plus, les familles sont prises en otages d'une situation politicienne qu'elles n'ont pas souhaitée ; avec cette réforme Peillon, c'est nous qui payons !