mercredi 26 juin 2013

Réinventer le travail : la voie coopérative


Une conférence / débat aura lieu sur ce thème, le mardi 2 juillet, à 18 h, à l’Agora de Nanterre (20 rue de Stalingrad)

L’évènement débutera par la projection du documentaire « Les Fagor et les Brandt » et sera suivi d’un débat animé par la journaliste Aline Pailler.
Avec la participation de Sylvie Mayer (Ap2E - Agir pour une économie équitable), François Mellan (Scop Oonops), Jean Philippe Poulnot (fondation du Groupe Chèque Déjeuner) et Stéphane Veyer (Scop Coopaname).

Avec un chômage en hausse continue, la question du travail a progressivement cédé le pas à celle de l’emploi. Pourtant, repenser le travail est le préalable à toute imagination de l’économie de demain. Et l’organisation coopérative, méconnue et souvent mal servie, constitue une voie extraordinairement fertile et moderne. Son modèle de rapport au pouvoir, au temps, à la propriété, sa manière de construire du lien social et des solidarités permettent d’inventer des organisations de production et des façons de faire de l’économie qui posent les conditions d’une sortie du travail des logiques marchandes. Mais cela suppose d’engager des transformations culturelles majeures…

Un événement porté par Coopaname
Créée en 2004, la Scop Coopaname réunit à ce jour plus de 600 professionnel.le.s qui ont fait le choix de créer et développer leur propre activité économique dans un cadre collectif, démocratique et mutualiste. Ensemble, les membres de la coopérative construisent une entreprise commune pour s’y donner collectivement le droit du travail, la protection sociale, la formation professionnelle, la mutualisation des risques, les solidarités. Ni dépendant.e.s, ni indépendant.e.s, ils inventent un cadre de travail original et émancipateur, fondé sur le lien social et non le lien de subordination. Coopaname est présente à Paris, Aubervilliers (93), Nanterre (92), Chevilly-Larue (94) et au Mans (72).

Pour en savoir plus : http://www.coopaname.coop

« Tout un monde », un lieu unique à Colombes


Cet espace associatif original vient d’ouvrir à la gare du Stade, place Facel Vega, à côté de la pharmacie. Il s’agit d’un salon de thé où on peut lire, s’offrir des livres et, pendant ce temps, faire sa lessive ! Voilà qui est nouveau !

Inventaire
• 4 machines à laver (8 et 14 kilos), 2 sèche-linge (8 et 14 kilos)
• Un grand choix de livres d’occasion à petits prix (échange gratuit de livres pour les 15-20 ans), journaux à disposition
• Thés, cafés et jus de fruits du monde (bio et issus du commerce équitable), jus de fruits pressés et petits gâteaux.

Horaires de la laverie-bouquinerie-salon de thé
• du mercredi au dimanche, de 14 h 30 à 19 h 30
• ouvert aussi le samedi matin, de 10 h à 12 h 30
• ouvert tout l’été.

Autres activités
• Permanence écrivain public bénévole : le samedi matin de 10 h à 12 h 30 (à partir du 6 juillet)
• Cours de français oral et écrit (Français Langue Etrangère) : le mardi de 18 h 30 à 20 h (à partir du 2 juillet) et le jeudi de 19 h 30 à 21 h (à partir du 12 septembre)
• Soirées thématiques et débats
• Randonnées mensuelles...

Contact

mardi 21 mai 2013

Gestion de l’eau dans la presqu’ile de Gennevilliers : on prend les mêmes et on recommence !

Le contrat de délégation de service public de gestion de l’eau est en voie d’être reconduit dans l’indifférence générale*.
Fondé en 1933, le Syndicat des eaux de la presqu’ile de Gennevilliers (SEPG), alimente en eau les habitants des villes d’Asnières, Bois-Colombes, Colombes, Courbevoie, Gennevilliers, La Garenne-Colombes, Nanterre, Suresnes et Villeneuve-la-Garenne, soit une population totale de 540 000 habitants, et contribue à l’alimentation des habitants de Rueil-Malmaison. Il a délégué la gestion du service public de distribution d’eau et d’entretien de son réseau des eaux usées à la société Eau et Force, filiale de Lyonnaise des Eaux-Suez, un contrat qui s’achève le 1er janvier 2015.
Le prix de l’eau y est supérieur à la moyenne francilienne de 4 euros le mètre cube. L’UFC-Que Choisir avait évalué la marge bénéficiaire d’Eau et Force sur ce contrat à 55%. Et pourtant ce contrat va dans quelques semaines être reconduit aux mêmes conditions dans l’indifférence générale, Une défaite en rase campagne pour la gauche qui n’aura même pas fait semblant de se mobiliser pour changer les choses.
Le SEPG est le troisième contrat privé français après le SEDIF (Syndicat des Eaux d'Île de France) et Marseille ! Il est administré par un Comité d’Administration comprenant 25 délégués désignés par les conseils municipaux des 10 communes adhérentes.
Que font Colombes, Gennevilliers, Nanterre, municipalités de gauche pour remédier à cette gestion anormale ? Peu de choses pour ne pas contrarier le processus la reconduction de ce contrat de DSP. Pourquoi ces contrats sont-ils reconduits de manière confidentielle, alors que la démocratie élémentaire suppose une information et mieux encore une consultation des concernées, c’est-à-dire les citoyens et néanmoins contribuables ?
Les citoyens, relevant du SEPG, sont en droit d’exiger a minima une campagne d’information sur la question, afin d’en être éclairés sur ses enjeux à l’échelle communale, intercommunale et parisien, car nul doute que les réponses sont à apporter à ces différents niveaux.

*  Voir article de Marc Laimé 

dimanche 19 mai 2013

Où est la Priorité aux transports en commun à Colombes ?

Oui, mais encore.
Par quels moyens ?

Prenons par exemple celui des parkings de rabattement à Colombes et aux alentours.
On vient de mettre en service le Tramway T2 (avec beaucoup de retard) de la Défense au pont de Bezons. Très bien.
Mais sur les quatre communes concernées, de tous bords politiques, aucun parking de rabattement n’a été construit. Aucun projet, aucun financement du département, de la région, des villes.

Autour des gares, que constate-t-on ?
Les parkings de la gare de Colombes et de la gare des Vallées sont saturés.

La gare de La Garenne Colombes brille par son absence totale de parking.
Pourtant  une solution est possible puisque la voie ferrée a été construite en tranchée. Certes ce n’est pas gratuit. Entre les gares des Vallées et de la Garenne, le recouvrement des voies permettrait de construire des espaces verts, des squares et des parkings. Mais cela ni Réseau Ferré de France ni les deux communes, Colombes et la Garenne ne veulent en parler. Le département, la région ont-ils de leur côté été sollicités ?
Quand on voit le temps qui a été nécessaire pour se mettre d’accord pour un meilleur accès piétonnier à la gare des Vallées, on vous laisse calculer le nombre de trains qui passeront sous les deux ponts La Puce et Charlebourg, avant que cela soit réalisé.

Où est l’espace vert de la gare du stade et le parking ?
La place de la gare du Stade est en cours de réaménagement.  Avec un parking squelettique. De plus les parterres de fleurs sont peu nombreux et d’une dimension famélique.
On a droit à une immensité de petites pierres gris foncé. Un criant manque d’ambition.

La bagnole utilisée par contrainte va vivre encore de beaux jours.

Plus de 100 000 habitants à Colombes, est-ce votre souhait ?


On y va tout droit.
Certes le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ne le dit pas. Il concède une certaine densification. Celle-ci est souhaitée par l’Etat, la région, en particulier autour des gares avec des immeubles d’assez grande hauteur, 9 étages ou plus, pour, nous dit-on, raccourcir les trajets domicile-travail et accessoirement diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Tout cela va, nous n’en doutons pas, dans le sens de l’intérêt général bien compris.

A Colombes, il est vrai que la demande de logements sociaux n’est pas près de disparaître, Le privé ayant des prix inaccessibles. Il faut en tenir compte.

Nous savons aussi que vivre dans les cités est l’aspiration majeure des habitants de la ville. Pas d’incivilités, pas de trafic de drogue. Avec les caméras de vidéo surveillance, l’avenir est serein. Elles voient au travers des cagoules. Leur efficacité a été prouvée…. à coups de fusil.

Densification 
La construction d’un nouvel ensemble de logements sur une partie des bâtiments occupés anciennement par l’entreprise Thalès est envisagée. Ceci n’est qu’un exemple de densification.
Il y aura le boulevard Charles de Gaulle vers le pont de Charlebourg,
En cours la brillante zone d’aménagement de la Marine sur ce même boulevard. Un « éco quartier », phare écologique, avec toutefois peu de parkings pour garer son véhicule, surtout dans les immeubles sociaux. Les pauvres doivent être des citoyens exemplaires. Ah !, mais pas de bagnoles.
Faire un nouvel espace vert sur les bâtiments de la Marine, il est vrai que le quartier en est immensément pourvu, était une idée farfelue, dispendieuse. Il aurait apporté de la respiration et apaisé les tensions sociales, un mieux vivre ensemble dans les cités toutes proches.
Enfin ne soyons pas ronchon. Avec la future médiathèque, le grand hôtel, nous pourrons parader.

Mme Goueta : Une nouvelle convertie à l’écologie
Assez curieusement, Madame Nicole Goueta, qui ne veut pas prendre sa retraite bien méritée, et souhaite être élue aux prochaines municipales, (elle peut rêver), s’interroge dans ses tracts sur les bienfaits de la densification.

Il est vrai qu’il n’y a jamais que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Mais il faudrait aussi qu’elle chausse de nouvelles lunettes pour voir que ses amis politiques (les a-t-elle reniés ?) oh combien puissants ! Grâce à la spéculation foncière, ont pratiqué à Courbevoie (le quartier de la Grande Arche), à la Garenne (la zone des Champs Philippe) » à Levallois, n’en parlons pas, avec M. BALKANY et Madame, une grande politique à l’avant-garde en matière de béton.    

Revenons à Colombes, aux finances de la ville.
En cette période de disette financière qui n’est pas près de finir, (les menteurs politiques sont légion, la croissance, la croissance, c’est maintenant et maintenant, c’est quand !),  comment assurer sans aggraver les impôts locaux, le financement de toutes les écoles, des restaurants scolaires, des centres sociaux  des crèches, pour ces nouveaux paradis immobiliers, 

Promesses, promesses c’est l’opium du peuple.
Une simple question : le programme de la majorité municipale solférinienne (1) (elle n’est plus socialiste comme celle de M. Pietrasanta à Asnières, qui veut ma photo, qui veut ma photo !) de 150 logements sociaux par an a-t-il été respecté ?


(1) C'est dans la rue Solférino que siège le PS. D'où cette appellation justifiée et qui devient courante.

vendredi 3 mai 2013

Des maires pour la libération des prisonniers palestiniens

Un grand coup de chapeau aux maires du Parti Communiste et du Front de Gauche pour leur indéfectible soutien au peuple palestinien qui subit les affres de la répression de l’occupant israélien depuis bientôt un demi-siècle.

Ils rappellent que le 16 février dernier, le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé Israël à respecter ses obligations internationales en matière de Droits de l’Homme.
Ils appellent même à des sanctions économiques !
Tandis que de son côté, le Mouvement des Jeunes Communistes déclare : « Israël doit stopper sa politique d’apartheid et doit accepter l’existence d’un Etat palestinien conforme au droit international ! F. Hollande doit appliquer sa promesse de campagne et reconnaître l’Etat palestinien ! »

Un petit mot pour le peuple cubain ferait du bien, aussi, de temps en temps.


Le PCF membre du Front de Gauche distribue un tract en vue des municipales.

« Rassembler largement pour une ville pour tous »

Mais pas un mot sur le type de rassemblement. Rassemblement des communistes autour d’un candidat PCF ? Rassemblement des sympathisants Front de Gauche derrière un candidat FG, mais choisi comment ? Ou rassemblement à la remorque du PS comme la dernière fois ? Attendons de savoir ce que Pierre Laurent aura décidé pour ses troupes

Faut qu’on…
Dans le même tract, un chapelet de vœux pieux comme plus personne n’ose le faire. Pour l’ANRU : « Tout doit donc être mis en œuvre pour réussir cette rénovation urbaine. » Qui dira le contraire, mais encore ?
Pour une « politique sportive ambitieuse* » : « Nous devons en outre avoir la volonté de faire aboutir la réalisation d’un projet innovant pour le site du stade Yves du Manoir ». Nous sommes tous d’accord, et c’est quoi le projet ? 
(*Dans le tract les mots ambition, ambitieux et ambitieuses reviennent souvent, mais sans plus.)

Y a qu’à…
Encore dans le même tract, le PC vante la construction de logements sous les mandats de Frelaut. Ce qui est à son honneur, tout le monde le reconnaît. Mais de là à qualifier la ville de Colombes « d’harmonieuse », c’est quand même pousser le bouchon un peu loin. Fossés-Jean, Europe, Ile Marante, Grèves, etc. sont loin d’être un modèle d’urbanisme riant !  

Et aussi…
Toujours dans le même tract. Un petit historique qui compare les mandats de Frelaut, Gouéta et Sarre. Hagiographie, boulets rouges, puis renaissance. Il manque un petit chapitre sur la sécurité qui nous aiderait à comprendre pourquoi les élus PC ont voté contre la vidéosurveillance proposée par Gouéta et pour la vidéosurveillance confirmée par Sarre.
Est-ce parce qu’elle s’appelle maintenant vidéoprotection ? Et si on l’appelle vidéotranquillité comme l’a osé Dominique Lefebvre, maire de Cergy-Pontoise, est-ce qu’ils voteraient pour des caméras en plus ?