vendredi 17 janvier 2014
samedi 21 décembre 2013
Nous nous présentons aux éléctions municipales de mars prochain
Comme en 2001 et en
2008, les Motivé-e-s ont pris la décision de se présenter aux élections
municipales de mars 2014.
En 2008 nous nous
sommes battus contre la droite représentée par Goueta et Sarkozy.
Cette fois-ci, nous
voulons donner un autre choix à gauche. Malgré le slogan de la campagne
présidentielle de François Hollande en 2012 : « le changement c'est
maintenant ! », le changement annoncé n'a toujours pas lieu. Ce sont les
plus démunis qui payent les pots cassés, se serrent la ceinture, pointent à
Pôle emploi… Rien n’a changé pour eux.
Au niveau local avec
la majorité du Parti socialiste, c'est la continuité des politiques imposées
par le libéralisme économique et l’Union européenne. De plus, l'aggravation de
la crise et les politiques d'austérité assèchent les ressources des communes.
Quant à la démocratie locale, pourtant un enjeu essentiel pour la ville, elle se
réduit à une simple consultation des Colombiens.
Il nous faut faire
valoir nos droits et en conquérir de nouveaux pour nous donner de réels
pouvoirs de décision et de contrôle de la vie communale. Pour ce faire, nous nous sommes associés à d'autres formations politiques et citoyennes, qui
partagent nos valeurs de progrès social et de justice, et présenter une liste
aux prochaines élections municipales.
Nous rendrons public prochainement notre profession de foi, notre programme et notre liste. Nous vous donnons rendez-vous lors de réunions publiques dont la première se tiendra le 16 janvier prochain. Nous vous tiendrons informés sur ce blog. Mais d'ores et déjà vous pouvez nous
rejoindre, nous aider ou nous faire part de vos suggestions, analyses ou
encouragements en nous écrivant à l'adresse suivante : motives.colombes@gmail.com
Violences faites aux femmes : faut-il des mortes pour faire réagir ?
L'escale
vient de fêter ses vingt ans. Depuis vingt ans elle accueille et héberge des
femmes victimes de violences, surtout conjugales. Depuis vingt ans elle leur
propose un accompagnement psychologique, des conseils sociaux, juridiques, et
un hébergement si nécessaire... et si possible, alors
qu'elle est confrontée à trois demandes par jour ! Car
elle n'a pour tout le Nord du 92 que 48 places, pour une durée limitée allant
de 15 jours renouvelables en urgence à 6 mois renouvelables en insertion. Elle
se préoccupe aussi bien de la reconstruction de ces femmes - et de leurs
enfants - que de leur insertion sociale et professionnelle.
En
septembre dernier, l'Escale avait appelé, sur Colombes, à une marche en
souvenir de deux femmes de la ville, tuées par leur conjoint au mois d'août (en
France une femme décède tous les trois jours suite à ces violences). C'est dire
la nécessité de l'Escale ! Mais malgré l'investissement de tout son personnel,
comment faire face à tous les cas auxquels elle est confrontée ?
Le
25 novembre dernier, a eu lieu à nouveau la journée internationale contre les
violences faites aux femmes. L'année 2010 avait été décrétée année de la grande
cause nationale contre les violences faites aux femmes. Toutefois, rien ne
semble avoir vraiment changé. C'est sur tous les terrains que le combat doit
être mené : formation à l'accueil dans les commissariats, sensibilisation des
médecins et des magistrats, ouverture de centres d'hébergement supplémentaires,
protection des femmes qui ont quitté un conjoint violent... mais aussi
éducation des garçons et des filles, dès leur plus jeune âge, au respect qu'ils
se doivent et à la lutte contre les stéréotypes. Bien sûr, tout cela se fait
déjà, mais bien trop ponctuellement ! Des lois existent, encore faut-il
qu'elles soient appliquées.
Le gouvernement actuel a
recréé un ministère des droits des femmes. Mais sans réels moyens et sans
l'implication de tous, les évolutions et changements resteront limités, comme
l'actualité nous le montre trop souvent.
vendredi 25 octobre 2013
DAL et CRS
Des militants de l'association Droit au logement avaient été évacués manu militari de la place de la République à Paris, samedi.
Samedi, place de la République à Paris, des heurts ont opposé des militants de Droit au logement (DAL) qui manifestaient et des CRS qui les ont encerclés pendant plusieurs heures. L’association a portéplainte ce mercredi à l’Inspection général des services (IGS) pour «violences policières» et «séquestrations» à la suite de ces incidents.
Selon les militants du DAL, les CRS leur auraient barré la route alors qu’ils se dirigeaient vers le métro pour quitter la place de la République puis les auraient encerclés durant environ six heures. La préfecture de police affirme qu’elle craignait «un déplacement vers le ministère de l’Intérieur ou vers le ministère du Logement», un défilé non autorisé selon elle. Pour autant, les manifestants affirment n’avoir reçu ni sommation ni explication et l’association conteste toute velléité de défiler.
D’après le DAL, les CRS auraient commencé à bousculer et à donner des coups aux manifestants lorsque quelqu’un a tenté de faire passer de la nourriture à un enfant pris, lui aussi, dans le cercle formé par les forces de l’ordre. Dansces échauffourées, une dizaine de personnes ont été blessées côté manifestants et la préfecture dénombre cinq fonctionnaires de police «très légèrement blessés». Plusieurs militants ont des certificats médicaux faisant état de «contusions» et «traumas».
Coups de poings et de pieds
«Ils m’ont tiré par les cheveux et ont arraché mes lunettes. Ils ont porté leurs coups alors que nous étions assis. Le DAL ne porte jamais de coups sur la police. Nous n’avions pas été agressés depuis plusieurs années», affirme le porte-parole de l’association, Jean-Baptiste Eyraud, qui a deux côtes fracturées. «La seule réponse du gouvernement, c’est de nous frapper ! Nous ne sommes pas des casseurs mais des familles qui réclament leurs droits et nous voilà considérés comme des parias. Mais on ne lâchera rien», s’indigne Ouriha, une autre militante qui a la cheville foulée.
Si la préfecture de police ne nie pas des «échauffourées», elle affirme dans un communiqué que les forces de l’ordre «n’ont fait usage d’aucun moyen de coercition (pas de tonfa, bouclier et encore moins de gaz lacrymogène), faisant barrage simplement avec leurs corps». Sur la page Facebook du DAL, une vidéo diffusée depuis deux jours, montre plusieurs CRS portant des coups de poings et de pieds à des militants à terre.
dimanche 20 octobre 2013
Le PS et les Roms
Ils nous avaient promis de s'attaquer aux géants de la finance internationale, ils s'en prennent aux laissés pour compte de l'Europe.
Ils s'affichaient avec des postures de libérateurs et se révèlent n'avoir que l'envergure de garde-chiourme.
samedi 19 octobre 2013
France : La chasse des chibanis reprend à Asnières
Depuis
quatre mois, les chibanis d’Asnières n’avaient plus reçu leurs pensions de
retraites.
Et pour
cause ! Ils seraient considérés par l’administration comme étant des
fraudeurs. L’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) est
montée au créneau et après des manifestations, certains ont pu obtenir gain de
cause. Mais une partie subit encore « l’injustice », estime l’ONG qui
entend saisir les tribunaux.
C’est un profond
sentiment de colère et de frustration qui anime, en ce moment, les vieux
retraités magrébins résidant dans les foyers Adoma d’Asnières. Au nombre de 70,
ils ne recevaient plus leur retraites depuis juin 2013 et selon les membres de
l’ATMF, on ne leur a jamais donné les raisons.
Sur la base d'un rapport erroné
Sur la base d'un rapport erroné
Tout serait
parti d’un contrôle effectué par une agente de la Caisse nationale d’assurance
vieillesse (CNAV) au foyer Adoma d’Asnières, selon les membres de l’ATMF. «
Elle venait vérifier l’adresse d’un chibani. Mais elle n’a pas pu la trouver,
car ne connaissant pas le foyer [la manière dont il est organisé, ndlr]. Elle
en a déduit que l’adresse n’existait pas. Du coup, la CNAV a supprimé la
pension de tous ceux qui résidaient à cette adresse », explique à Yabiladi l'un
d'eux, Ali Habchi.
D’après lui, ce problème révèle de la « suspicion permanente » dans laquelle les institutions françaises travaillent avec les chibanis. « Ils sont toujours suspectés de ne pas être ce qu'ils disent, de ne pas habiter à l'adresse qu'ils déclarent, ...», explique M. Habchi d'un air outré. « Normalement dans ce genre de cas, il y a d’abord envoi d’un courrier, puis ouverture d’une enquête et après, on décide. Mais dans le cas présent, la décision a été prise sans aucune enquête préalable » dénonce-t-il. Les membres de l’ATMF sont encore plus offusqués par le fait que « la majorité des personnes concernée par la suspension ont une pension exportable ».
D’après lui, ce problème révèle de la « suspicion permanente » dans laquelle les institutions françaises travaillent avec les chibanis. « Ils sont toujours suspectés de ne pas être ce qu'ils disent, de ne pas habiter à l'adresse qu'ils déclarent, ...», explique M. Habchi d'un air outré. « Normalement dans ce genre de cas, il y a d’abord envoi d’un courrier, puis ouverture d’une enquête et après, on décide. Mais dans le cas présent, la décision a été prise sans aucune enquête préalable » dénonce-t-il. Les membres de l’ATMF sont encore plus offusqués par le fait que « la majorité des personnes concernée par la suspension ont une pension exportable ».
La pression
a payé… en partie
Jeudi 5
octobre, certains chibanis, accompagnés de quelques membres de l’ATMF, ont
occupé les locaux de la CNAV à Asnières, en signe de protestation. Finalement,
ils ont été reçus par la directrice qui, après avoir contacté ses supérieurs
hiérarchiques et les élus de la ville, a réglé le cas d’une trentaine de
retraités. « Certains ont déjà récupéré leur argent », nous signale Abdallah
Moubine, président de l’ATMF Gennevilliers.
La procédure
serait en cours pour les autres, mais la pension est supprimée pour près de
quatorze chibanis qui bénéficiaient de l’ASPA (Allocation de solidarité aux
personnes âgées). Comme l’explique M. Moubine, Après six mois et un jour de
résidence à l’étranger, le chibani ne peut plus recevoir l’ASPA. « Mais pour
décider de cela, ils vérifient les passeports au préalable. Ce qu’ils n’ont pas
fait », relève-t-il.
Action en justice envisagée
Action en justice envisagée
Au moment où
l’agente de la CNAV effectuait sa visite pour le cas d’un chibani, la plupart
des habitants du foyer étaient en séjour au Maroc pour les uns et en Algérie
pour les autres. Mais selon l’ATMF, il n’y a eu « aucune vérification » avant
la prise de décision. « Ces gens ont participé à la construction de ce pays.
Ils y ont laissé leur santé. Mais à la fin de leur vie, ils sont encore traités
comme des voleurs », regrette Abdallah Moubine.
Ce
responsable associatif rappelle au passage que dans le cadre de la mission
parlementaire de juillet 2013, « le directeur de la CNAV, M. Mayer, avait
dit que ses services ferraient le maximum pour faciliter le quotidien des
chibanis. Mais c’est tout le contraire qui se passe actuellement ». C'est
donc une sorte de retour en arrière, puisque ce type de faits a été le
quotidien des chibanis pendant de nombreuses années. L’Association étudie la
possibilité de mener une action en justice, très prochainement, si les droits
de ces chibanis ne sont pas rétablis.
Voir
également, le rapport parlementaire auquel a participé Christophe Dadouche proposant
82 mesures de réforme favorables à ces chibanis et qui montre le décalage entre
les annonces et la réalité : http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1214.asp.
Colombes : des employés sauvent leur entreprise de la liquidation judiciaire
Une Scop
pour dire stop ! Une cinquantaine de salariés ont payé de leur poche pour
transformer leur entreprise de reprographie en coopérative.
- Par Isabelle Audin, France 3 Île de France
- Publié le 30/09/2013 | 12:37, mis à jour le 30/09/2013 | 19:02
La société
Reprotechnique, située à Colombes dans les Hauts-de-Seine, spécialisée en
reprographie a été sauvée de justesse par ses employés en juillet dernier.
Une cinquantaine de salariés ont pris le risque d'investir leur argent personnel dans leur entreprise menacée de fermeture, et devenue désormais une société coopérative et participative (Scop), et ont ainsi sauvé leur emploi.
Une cinquantaine de salariés ont pris le risque d'investir leur argent personnel dans leur entreprise menacée de fermeture, et devenue désormais une société coopérative et participative (Scop), et ont ainsi sauvé leur emploi.
Ils ont
apporté au total 300 000 €, à raison d'une participation d'un minimum de 500 €
chacun.
Une belle aventure, qui a permis à Reprotechnique, créée en 1963, de continuer à vivre malgré son placement judiciaire.
Une belle aventure, qui a permis à Reprotechnique, créée en 1963, de continuer à vivre malgré son placement judiciaire.
C'est au
tribunal que certains salariés ont eu l'idée de se renseigner sur les Scop.
L'un d'eux a appelé l'union régionale des Scop et le sauvetage était en route.
Une route longue et fastidieuse. Il a fallu fédérer les pour et les contre,
convaincre les organismes de financements.
Le directeur, Olivier Crus, s'est même muni d'une quarantaine de lettres de soutien au tribunal lors de l'offre de reprise en mai.
Le directeur, Olivier Crus, s'est même muni d'une quarantaine de lettres de soutien au tribunal lors de l'offre de reprise en mai.
De plus, la
préfecture a décidé le versement de 170 000 € issus d'une "convention de
revitalisation" pour appuyer le projet. Une première dans le département
concernant une Scop.
La société de reprographie, mettant toutes les chances de son côté, s'est aussi inscrite à une bourse offerte par le Conseil Général du 92, dédiée à l'Economie Sociale et Solidaire. Un appel aux projets qui permet un coup de pouce de 80 000 €. L'entreprise vient d'être pré-sélectionnée : réponse en novembre.
Un reportage de Geneviève Faure avec Pascal Tribo
La société de reprographie, mettant toutes les chances de son côté, s'est aussi inscrite à une bourse offerte par le Conseil Général du 92, dédiée à l'Economie Sociale et Solidaire. Un appel aux projets qui permet un coup de pouce de 80 000 €. L'entreprise vient d'être pré-sélectionnée : réponse en novembre.
Un reportage de Geneviève Faure avec Pascal Tribo
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