mardi 4 novembre 2014
mercredi 15 octobre 2014
COMMEMORATION DU 17 OCTOBRE 1961
17 octobre
1961 : à cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie et à l’appel de la
Fédération de France du Front de Libération Nationale algérien, des dizaines de
milliers d’Algériens de Paris et de sa banlieue, hommes, femmes et enfants,
convergent vers Paris. Cette manifestation pacifique a pour but de protester
contre le couvre-feu imposé à la population algérienne par le Préfet de police
Maurice Papon. La police placée sous ses ordres va réprimer sauvagement la manifestation :
arrestations par milliers, détention indigne dans des centres spécialement mis
en place, blessés et morts par centaines, sous les coups de matraque, par armes
à feu, ou par noyade dans la Seine.
Cette
sanglante répression sera occultée de la mémoire collective pendant des
décennies, malgré la dénonciation des faits dès 1961. Ce n’est qu’après le
procès en 1998 du préfet Maurice Papon (pour ses actes pendant l’Occupation
allemande) que le travail de mémoire pourra se déployer .Travaux d’historiens,
actions d’associations, romans, films, rapports officiels, éclairent cette
tragédie de notre histoire contemporaine, jusqu’à la reconnaissance des faits
par le Président de la République en octobre 2012.
L’accessibilité très récente à diverses archives permet aux
historiens notamment de poursuivre ce travail encore inachevé. Si le nombre de
morts (entre plusieurs dizaines et trois cents selon les sources) est encore
controversé, les faits sont définitivement avérés, sans compter les nombreux
témoignages faisant état de corps flottant dans la Seine.
De
nombreuses municipalités (comme Paris, Nanterre, Bezons, Colombes…) et
associations commémorent depuis longtemps cet événement dramatique. Le Conseil Général des Hauts de Seine et l’actuelle municipalité de
Colombes refusent de s’associer à ce rappel de notre histoire commune.
Pour leur
part, les Motivé-e-s pour Colombes, qui, fidèles à leurs valeurs, y appellent
depuis près de 15 ans, renouvellent cette année encore, en compagnie entre
autres de L’ASTI, leur appel à honorer la mémoire des victimes du 17 octobre
1961.
Rendez-vous
est fixé le SAMEDI 18 OCTOBRE, à 10h 30, sur le pont de Bezons.
mardi 23 septembre 2014
Un chômeur réagit à l'insulte du « ministre du chômage »
Étant moi-même au chômage partiel, ma compagne au chômage et mon fils aîné
au chômage (pardon « en recherche d’emploi »...), je me permets de
réagir à la véritable insulte proféré le 2 septembre dernier à l’égard des
chômeurs par le ministre du travail.
La provocation d’un ministre soi-disant de gauche
Source : dépêche AFP du 2 septembre 2014
Le ministre du Travail, François Rebsamen, a demandé mardi à Pôle Emploi de
« renforcer les contrôles » pour vérifier que les chômeurs « cherchent bien un
emploi », estimant qu’une « sanction » est nécessaire dans le cas contraire.
Interrogé sur i-Télé sur la difficulté de pourvoir à certains postes, évalués à
350 000, et sur la possibilité de changer les règles d’indemnisation du
chômage, François Rebsamen a rappelé qu’être « chômeur au sens du bureau
international du travail », c’est rechercher un emploi.
« C’est négatif pour ceux qui recherchent des emplois d’être à côté de
personnes qui ne cherchent pas d’emploi, donc je demande à Pôle Emploi de
renforcer les contrôles », a-t-il dit. Cette mission, à la portée de Pôle
Emploi, selon le ministre, nécessite un « état d’esprit différent, des
convocations et des vérifications (...) Sinon on est radié ».
« Il n’est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se
redresser, qui porte le travail, d’avoir des gens qui » ne cherchent pas
d’emploi, a-t-il ajouté, précisant qu’il y en avait mais que ce n’était « pas
la majorité ».
Les vrais chiffres du chômage en juillet 2014
Sources : Rapport complet de la DARES (Direction de
l'animation de la recherche, des études et des statistiques) et non pas le
simple communiqué de presse envoyé aux médias
Demandeurs d'emploi par catégories :
• A : 3 424 400 (+ 4,3 % sur 1 an) : sans aucun emploi.
• B : 665 100 (+ 3,3 % sur 1 an) : travailleurs pauvres moins de 78
heures
• C : 994 300 (+ 8,4 % sur 1 an) : travailleurs pauvres de + de 78
heures
• D : 268 500 (+ 2,1 % sur 1 an) : stages parking, occupationnels, etc.
• E : 395 000 (+ 11,5 % sur 1 an) : contrats aidés, etc.
TOTAL : 5 747 300 (données corrigées), hors DOM-TOM, soit + 5,7 % sur 1 an,
27 900 chômeurs de plus par rapport à juin.
TOTAL DOM-TOM compris : 6 080 020
Deux précisions :
• plus d'1 chômeur inscrit à Pôle Emploi sur 2 (52,2 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITÉ, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité
(ASS, AER ...)
• offres d'emploi disponibles, dernier chiffre connu : 208 335.
Ne sont pas comptés dans ces 6 080 020 demandeurs d'emploi et travailleurs
pauvres occasionnels :
• 1 377 900 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 300 000
environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 922 100 sont inscrits à Pôle Emploi,
les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales,
etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur
d'emploi en son sein
• 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH
ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une
aptitude et un désir d’accès à emploi adapté.
• les jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous
le savez n'ont même pas droit au RSA (quasi unique en Europe)
• les bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et
+, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n'ont pas encore l'âge pour
prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse ASPA (67 ans),
ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.
• les bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du
RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte).
• les retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les
charges fixes pour survivre.
Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par
motifs :
• défauts d'actualisation : 199 000 (43,1 % des sorties des listes).
• radiations administratives (les punis) : 49 800 (10,8 % des sorties).
• autres cas (les morts, suicidés, emprisonnés...) : 47 700 (10,3 % des
sorties).
Soit 296 500 radiés des listes (64,2 %) pour autres motifs que :
• stages parking : 43 800, 9,5 % des sorties (+ 23,7% en 1 an).
• arrêts maladie, maternité, etc. : 35 100, 7,6 % des sorties.
• reprises d'emploi déclarées : 85 800 (ne représentent que 18,6 % des
sorties des listes !)
Qui est ce M. Rebsamen ?
Source : Wikipédia
• Titulaire d'une maîtrise de droit public, d'un DESS de sciences
économiques et diplômé de sciences politiques
• a exercé les fonctions d'administrateur territorial
• a été chef de cabinet, directeur-adjoint de cabinet et conseiller
technique de cabinet de plusieurs ministres
• a été secrétaire national du Parti socialiste
• a été conseiller général, maire, député et sénateur
• En 2012, alors que le gouvernement entend faire respecter sa proposition
lors de la campagne présidentielle d'interdire le cumul des mandats, François
Rebsamen s'y oppose (on comprend pourquoi !)
• En 2007 et 2008, il est administrateur de Dexia-Crédit Local de France et
démissionne quelques jours avant la faillite de cette banque qui aura nécessité
un apport de 3 milliards d'euros de l'État (seule banque française ou en partie
française à avoir bénéficié d'un apport en capital de l'État et non pas simplement
d'un prêt ou d'une garantie). D'après L'Express, Rebsamen aurait démissionné de
son siège d'administrateur de la banque soutenue par l'argent public quand Le
Canard Enchaîné eut révélé le montant de ses jetons de présence : 20 000
euros en 2007 !
• Franc-maçon, il est membre de la loge « Solidarité et
progrès » !!! (ça ne s’invente pas !)
Conclusion
Ce monsieur a-t-il déjà été chômeur ? Sait-il ce que cela signifie de
chercher « réellement » un emploi dans un contexte où il y plus de 6 millions
de chômeurs pour seulement 350 000 emplois non pourvus et 208 000 offres
d’emploi disponibles ? Connaît-il le soutien misérable que Pole Emploi
apporte aux chômeurs, pour oser demander en plus à ses agents de pratiquer un
contrôle renforcé des chômeurs ?
Notre expérience concrète, c’est en effet qu’il y a très peu d’offres...
Quand à créer son emploi, je suis bien placé pour savoir ce que cela a
d’aléatoire et d’extrêmement difficile aujourd’hui (les personnes qui l’ont
fait autour de moi ces dernières années sont toutes dans la même situation)...
La situation réelle de l’emploi en France correspond-elle vraiment à celle
d’un « pays qui porte le travail » (qu’est-ce que ça veut
dire ???) ? Comment ce monsieur peut-il oser dans ce contexte demander
un renforcement du flicage des chômeurs inscrits ? Comment peut-il obliger
des millions de gens à pratiquer assidûment une activité pénible et souvent
humiliante qui n’a pratiquement aucune utilité ni aucun sens ? Cet homme
est-il digne d’être ministre et qui plus est « du
travail » (qu’est-ce que ça veut dire ?) ???
dimanche 21 septembre 2014
vendredi 25 juillet 2014
Par qui sommes-nous dirigés ?
Pendant que l'UMP lave son linge sale à couteaux tirés et où dans ce parti certains de ses dirigeants ont l'habitude de s'en mettre plein les
poches avec l'argent public, François Hollande lui, nous
en remet une louche. Le 9 juillet 2014, il diffuse un communiqué
sur Gaza, où il soutient sans réserve les positions des
faucons israéliens.
mardi 15 juillet 2014
Ils défendent l'emploi... ils perdent le leur !
C'est ce qui
arrive à des facteurs du 92, dont certains sont en grève depuis plus de 4 mois.
La Poste
veut supprimer plusieurs dizaines de milliers d'emplois pour l'horizon 2020, et
dans le 92 les embauches se font uniquement par contrats précaires. A Rueil,
las de voir des précaires jetés à la fin de leurs contrats, des facteurs
se sont mis en grève reconductible fin janvier avec les syndicats CGT et Sud.
Depuis ils ont été rejoints par d'autres bureaux du 92, puis du 91 et de Paris.
Réponse de
l'employeur : des mises à pied de 3 mois, cinq licenciements et de nouvelles
comparutions devant la commission disciplinaire , la garde à vue pour plusieurs
syndicalistes accusés de violences par des vigiles lors d'une occupation du
siège de la direction.
Rien
d'étonnant à ce que les grévistes aient tenu à rejoindre les
manifestations actuelles des cheminots et des intermittents, où ils ont été
confrontés à la même répression violente que celle qu'ils avaient subie !
Et le
gouvernement (de gauche ?) si prompt à céder lorsque la manif pour tous
s'oppose à une nouvelle loi sur la famille, à l'éducation à l'égalité dans les
écoles, ou lorsque le Medef avec l'idée de supprimer des statuts "privilégiés"
s'attaque par exemple à l'indemnisation chômage des intermittents ? - Arrêtons-nous
là, mais nous pourrions encore citer bien des reculades. Ce n'est pas lui qui
va défendre le service public puisque son but est de l'ouvrir à la concurrence
et de réduire les emplois pour se plier aux directives européennes.
Pour plus
d'info http:/grevedespostiers92.tumblr.com
Pour les
soutenir, chèques à l'ordre de Sud Poste 92, avec la mention au dos
"Solidarité grévistes", à envoyer au : 51 rue Jean Bonal 92250
La Garenne Colombes
Dernières
nouvelles : l'inspection du travail casse un licenciement abusif. Trois
postiers ont été convoqués à la Sûreté Territoriale à la suite des plaintes des
vigiles, dont certains ne se sont même pas présentés. Au bout de quelques
minutes ils repartaient librement !
La grève
continue et régulièrement les grévistes contactent d'autres bureaux, où ils
sont toujours bien accueillis.
Le 10
juillet des intermittents-précaires-chômeurs ont bloqué l'entrée de la
Plate-Forme Colis dans le port de Gennevilliers.
Dernière
minute : les grévistes du 92 sont invités à Avignon.
dimanche 13 juillet 2014
Merci aux Colombiennes et aux Colombiens qui ont voté pour nous
Une
vraie gauche pour Colombes, tel fut le titre de notre liste aux
dernières élections municipales. Pour nous ce n’était pas un slogan,
mais une autre conception de la politique où l’intérêt général prime,
avec l’humain au centre de notre démarche.
Avec
notre liste, constituée des Motivé-e-s et d’autres forces de gauche,
Les Alternatifs, des membres du Front de gauche, le Parti ouvrier
indépendant et de personnalités non-encartées à des organisations politiques, nous avions proposé une alternative, véritablement à
gauche. Oui, à gauche car pour nous ce positionnement est porteur de
sens.
D’abord, de solidarité et de justice sociale, tant ces valeurs sont aujourd'hui plus que jamais nécessaires.
Ensuite, d’égalité et de démocratie, tant ces principes sont incontournables pour sortir de la crise multiforme que nous vivons.
Enfin, d’écologie, tant le modèle productiviste et consumériste nous conduits au désastre.
Bref,
nous voulions, modestement, mais certainement œuvrer pour la cohésion
collective. Nous voulions préserver, à l’échelle de Colombes et selon
nos moyens, le progrès social et le bien-être de tou-te-s.
Forts
de ces valeurs et principes, nous avions mené une campagne électorale
où la fraternité et l’abnégation ne furent pas de vains mots.
Malheureusement, l’accueil et le respect que vous nous aviez manifestés
n’ont pas suffi. L’abstention due au discrédit de la politique, à
l’abandon des plus vulnérables et au désenchantement de la majorité de
l’électorat de gauche, ne nous a pas permis d’être élus. Nous le
regrettons, car les mesures prises par le gouvernement vont affecter la
condition des plus modestes, des jeunes, des travailleurs et
travailleuses, des retraité-e-s, des femmes, des groupes discriminés,
ainsi que d’autres catégories de personnes. Et ce ne sont pas les
municipalités, a fortiori de droite comme la nôtre, qui vont limiter les difficultés de ces populations.
C’est
pour toutes ces raisons que notre engagement ne s’est pas arrêté avec
la campagne électorale des municipales. Nous, Les Motivé-e-s avec
d’autres forces de gauche qui le souhaitent, agirons, chaque fois que
nous le jugerons utile, pour préserver nos droits et œuvrer pour le
progrès social et la justice.
D’ici-là,
je vous renouvelle, au nom de tou-te-s les candidat-e-s et de ceux et
celles qui nous ont soutenus, mes vifs remerciements.
Adda Bekkouche
Adda Bekkouche
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